Certains ont dit qu'il y n'avait pas assez de gadgets, mais ça n'a rien de surprenant puisque James en est à sa toute première mission en tant que double zéro et sur bien des aspects, il apprend son métier. Il court beaucoup (alors que le pédant Pierce Brosnan n'allait nulle part s'il n'était pas motorisé), il transpire, il se blesse et découvre son premier smoking sur mesure. Et surtout, il ne passe pas la moitié du film à baiser une pauvresse dans des draps de soie. C'est encore un James Bond brut, sans arrogance.
L'histoire de ce Casino Royale est bien ficelée et justement se dénoue facilement, sans complication inutile. ll y a des courses poursuites hâletantes, des tarakatakatakata-bang-bang et une ou deux explosions mais sans excès. Il y a aussi beaucoup d'humour dans les dialogues entre James et Vesper Lynd, le personnage interprétée par Eva Green. Quelques regards “chauds”, d'autres plus tendres et une scène dans laquelle on comprend pourquoi James n'a jamais eu d'enfant... (”ça me gratouille...”).
Bref, un film d'action sans étalage d'hémoglobine et avec quelques grands éclats de rire. Si vous n'avez pas aimé les autres “James Bond”, allez voir celui-là.




